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Annette Léna, photojournaliste et militante

Mis en ligne le 29/05/2012

La Bibliothèque nationale de France (site Tolbiac) propose actuellement et jusqu’au 15 juillet 2012 une exposition intitulée La Presse à la Une et consacrée à l’histoire de la presse écrite depuis ses origines. Parmi les documents exposés, plusieurs images réalisées par la photojournaliste Annette Léna (1939-1972), dont la BnF a recueilli le fonds.

Un article de Bertrand Dommergue, dans la revue de la BnF Chroniques (n° 62, p. 8), éclaire la personnalité d’Annette Léna, « figure engagée, romanesque et tragique ». Collaboratrice du journal des Jeunesses communistes Clarté, aux côtés de son ami Yves Buin, Annette Léna part ensuite aux USA en 1966 et y partage la lutte du mouvement des Black Panthers. Elle publiera le témoignage de cette expérience dans un livre, Le Matin des Noirs, en 1969. Annette Léna s’est donné la mort en 1972.

« Aux Rencontres photographiques d’Arles 2010, la journaliste Christine Coste visite l’exposition d’Anne de Montenard consacrée à l’histoire de la constitution des fonds photographiques. Un cliché en noir et blanc de Marc Garanger, daté de 1964, retient son attention : une femme aux longs cheveux noirs et au regard mélancolique, dont la beauté trouble éclipse la présence de Roger Vailland à ses côtés. » (extrait de Chroniques).

Marc Garanger nous confirme : « Elle s’était rendue à Meillonnas avec Yves Buin, qui était alors rédac’chef de la revue Clarté, elle était photographe de la revue, et également amie d’Yves. C’est là que je les ai connus tous les deux, nous nous sommes retrouvés aux funérailles de Palmiro Togliatti à Rome en Août 1964… »

(Yves Buin et Annette Léna aux funérailles de Togliatti - photo © Marc Garanger)

Vailland, qui avait accompagné Garanger à Rome à cette occasion, écrit dans ses notes du 6 septembre 1964, reprises dans les Écrits Intimes (p. 781) : « le spectacle que j’avais cru aller voir s’efface devant la signification politique : le parti italien, en amenant un million de militants (encore ignorants) à Rome, montrait sa force au monde, faisant mieux que pour un pape, et en particulier aux autres Partis Communistes, aux Soviétiques. »

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