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La réception des romans de Roger Vailland dans le monde anglo-saxon

Mis en ligne le 18/06/2011

Article initialement publié dans le numéro 3 des Cahiers Roger Vailland (juin 1995)

Il faut reconnaître de prime abord que le nom et l’œuvre de Roger Vailland n’ont été - et ne sont - connus, appréciés et admirés dans le monde anglo-saxon que d’une minorité de lecteurs. De plus cette minorité se divise entre un public qui a pu savourer ses romans grâce aux excellentes traductions de Gerard Hopkins et de Peter Wiles. 1

A la mort de Vailland en 1965, les notices nécrologiques furent, dans le monde anglo-saxon 2, respectueuses mais pas spécialement enthousiastes : elles se contentaient en général de résumer sa vie et ses œuvres - et non pas, toujours, sans un élément de fabulation. Ce fut d’après la notice du New York Times, par exemple, que l’on apprit que Vailland s’était spécialisé dans le déraillement de trains militaires. Nous ne devons pas non plus nous étonner de ce que des journaux tels que celui-ci ou le Times londonien ne firent que très brièvement allusion à ses activités communistes. Bien que La Loi, couronné par le Prix Goncourt soit en général considéré comme le meilleur de ses romans, il n’y eut alors qu’un collaborateur anonyme du Times pour souligner, dans sa notice, une caractéristique significative de l’œuvre littéraire de Vailland : il nous rappela qu’à l’époque des expériences concernant le nouveau roman Vailland fut un des meilleurs représentants d’une tradition réaliste. Malheureusement, il reste toujours vrai qu’une vingtaine d’années après sa mort, Vailland est toujours un peu marginalisé, voire négligé par les critiques anglo-saxons spécialistes de la littérature française au XXème siècle ; ils donnent trop souvent l’impression de n’avoir jamais lu ses œuvres ou, au mieux, de les avoir parcourues et, par conséquent, de les avoir considérées comme superficielles et, ce qui est étonnant, mal construites. Dans le monde anglo-saxon tout comme en France, Vailland a souffert d’être de la même génération que les illustres personnages que furent Jean-Paul Sartre et Albert Camus.

Son premier roman Drôle de jeu a été traduit en anglais en 1948 par Gerard Hopkins (mieux connu, peut-être, pour ses traductions de la grande majorité des romans de François Mauriac). On avait déjà parlé de Drôle de jeu en Angleterre au moment de sa publication et le livre fut destiné à être reconnu comme un des meilleurs romans inspirés par la Résistance. L’édition anglaise, qui s’intitule Playing with Fire et sa jumelle américaine, Playing for Keeps, ont reçu des comptes-rendus 3 favorables bien que, dans la revue socialiste anglaise Tribune, David Paul regrette que le roman simplifie la situation politique et pense qu’il aurait gagné à inclure plus d’éléments inattendus. Vailland qui, dit-on, écrit avec une objectivité et un sang-froid absolus - David Paul souligne cependant le fait qu’il donne l’impression d’avoir participé lui-même aux événements qu’il décrit - est partout loué pour son intelligence. Les quatre autres traductions des romans de Vailland ont été faites par Peter Wiles : Les Mauvais Coups s’intitule Turn of the Wheel en Angleterre et A Walk in the Country aux Etats-Unis ;La Loi, The Law ; La Fête, The Sovereigns ; et La Truite, A Young Trout. Chronologiquement, la première à être publiée fut celle de La Loi en 1958, un an après le Goncourt. Déjà, en février, dans la revue mensuelle The European, un critique anonyme avait accueilli le roman avec enthousiasme mais l’interprétait - ce qui me semble un peu bizarre - comme une illustration de la philosophie marxiste. Vailland, sait-il, est "a real writer" dont les œuvres reflètent le climat politique et social de l’époque où elles furent conçues. Dans le New Statesman, V.S. Pritchett, faisant un tour d’horizon des événements littéraires de l’automne 1957 à Paris et se moquant légèrement du climat nouveau roman, parle de la systématisation de tout ce qui est de l’instinct dans La Loi et considère l’étude du village de Mancore comme étant "almost a piece of anthropology". Un an plus tard, dans un autre hebdomadaire anglais, The Listener, Honor Tracy, bien qu’elle considère que le roman est en général un peu superficiel, parle de ses descriptions brillantes, de ses observations précises et d’une cohérence narrative habile. Avec plus de pertinence - parce qu’il (ou elle) a pu écrire rétrospectivement - mais le collaborateur du Times observe non, peut-être, sans ironie, en 1965, que, dans La Loi, Vailland montrait une certaine sympathie pour un système féodal, sympathie qu’on trouvait en Italie mais qui était inattendue chez un ancien marxiste. Le succès de La Loi en anglais se reflète par sa réédition chez Penguin deux ans plus tard, en 1960.

Des trois autres romans traduits, c’est La Truite qui a été le plus largement critiqué dans la presse populaire et souvent avec des réactions tout à fait contradictoires. Pour John Coleman, dans le journal du dimanche l’Observer, le début du roman, la scène du bowling du Point-du-jour, est très réussi, mais le reste du roman est sans inspiration. Par contre, Norman Shrapnel, dans le Guardian, trouve que le simple manque d’événements crée d’une façon très astucieuse une atmosphère théâtrale. Plus perspicace, Robert Taubman, dans le New Statesman, suggère que ce qui intéresse Vailland est moins le développement d’un personnage que son style et nous fait remarquer que Frédérique partage avec les plantes et les animaux une unité organique. William Trevor, dans le Listener, loue l’économie de la narration et la présentation des personnages, tandis que, dans le Times, un critique anonyme aperçoit derrière l’intrigue du roman le mythe de la vierge Diane, mais termine son appréciation de La Truite par une définition de l’héroïne comme "probably no more than a repressed psychotic". Le compte rendu probablement le plus hostile de tous est celui d’un Américain, Saul Maloff, qui trouve le roman artificiel, plein de théories et l’auteur bien suffisant.

Malgré de telles divergences - et il y en a d’autres - ce qui est intéressant, c’est que Vailland, ou plutôt la traduction du dernier de ses romans, a finalement eu une diffusion assez considérable dans le monde anglo-saxon. On peut conclure que, s’il ne fût pas mort à 57 ans, Vailland aurait peu à peu réussi à s’y faire une réputation plus solide et plus étendue 4. De plus, on aurait peut-être vu des rapprochements possibles avec certains écrivains anglais ou américains. On pense automatiquement à Hemingway, que Vailland a tellement admiré et dont le personnage de Jake Barnes rôde derrière celui de Lamballe dans Bon Pied Bon Œil. Mais on aurait aussi pensé, peut-être, - et on pourrait toujours le faire - à la description du milieu et des problèmes de la classe ouvrière dans un roman comme Saturday Night and Sunday Morning d’Alan Silitoe, qui date de 1958, pour la comparer avec celle de 325 000 Francs. On pourrait encore songer à certaines nouvelles d’Orwell ou à plusieurs romans de D.H. Lawrence pour élaborer toute une étude comparative.

Passons maintenant à quelques considérations sur le style de Vailland et aux problèmes de la traduction. William Trevor, dans un compte rendu de La Truite et Robert Taubman, parlant des Mauvais coups dans le New Statesman, ont tous les deux noté chez Vailland une économie de style à la Hemingway. Hans Koningsberger, qui, lui aussi, a fait un compte rendu de ce dernier roman pour le New York Times, admire sa narration saccadée mais - chose rare - trouve la traduction de Peter Wiles quelque peu approximative. Il va sans dire que je n’ai pas le temps de faire ici une analyse ou une comparaison des textes français et de leur traduction en anglais. Comme celui de tout auteur, le langage de Vailland présente certaines difficultés pour son traducteur. Mais ces difficultés, me semble-t-il, résultent plutôt des idées ou des concepts de Vailland que du vocabulaire ou de la syntaxe.

Prenons quelques exemples dans Drôle de jeu et dans La Loi. Dans le premier, Annie parle, vers la fin du roman, des résistants à Toulouse. "Ils sont", dit-elle, "plus purs" (le mot est souligné dans le texte). Ceci devient en anglais : "they have more integrity", ce qui est en partie le sens mais ne résume pas tout le poids du mot français, du moins dans le langage de Vailland. Dans La Loi nous avons le même problème : la caractérisation "fière et intègre" concernant Lucrezia est traduite par "proud, pure-minded" ; le deuxième adjectif y est nettement plus faible que l’"intègre" de Vailland. Plus loin, Francesco se perd dans l’amour maternel de Lucrezia et se rend compte qu’il est "désormais un homme" et qu’il "ne fait plus partie de la jeune cohorte des chastes héros des jeux violents". Ici l’idée centrale de "la jeune cohorte des chastes héros" avec toutes ses résonances et ses allusions cornéliennes qui étaient si chères à Vailland se dissout en "the young, chaste band of heroes". D’après ce que j’ai pu constater pourtant, de tels exemples sont plutôt des exceptions et, dans l’ensemble, le français classique et poli de Vailland a été bien respecté et saisi par ses deux traducteurs anglais.

Nous ne pouvons cependant clore ce problème sans faire une référence à La Truite. Comme on le sait, dans ce roman - au début du récit de Rambert - Vailland s’est laissé aller à inventer les noms de certains outils pour travailler le bois. Peter Wiles, qui essayait de terminer sa traduction avant la mort de Vailland, s’est affolé face à ces problèmes, mais il paraît que Vailland lui a conseillé tout simplement d’inventer à son tour - ce qu’il a fait. Il en résulte que le trombland, la guidouille et la chevilleuse en arc deviennent chesterbearing, plunket et circular-max - tous très convaincants bien qu’introuvables dans les dictionnaires, même spécialisés !

Voilà pour ce que fut en général la réception populaire de Vailland dans le monde anglo-saxon, une réception basée en grande partie sur la traduction de ses œuvres. Mais quelle a été la réaction de ceux, critiques professionnels ou universitaires, qui ont eu accès à ses œuvres dans leur version originale ? Comme je l’ai déjà dit, on a trop souvent l’impression que, pour eux, Vailland fait au mieux partie d’un groupe d’écrivains secondaires et même sans grand intérêt. L’Américain David Schalk, par exemple, reconnaît, dans une note de son livre sur l’engagement littéraire, que Drôle de jeu est un classique de la littérature de la Résistance, mais qu’il est "très peu connu" 5. A qui la faute ? Si Michel Picard, dans le numéro d’août-septembre 1989 de la revue Europe, se plaint que très peu de thèses sur Vailland soient actuellement en préparation en France, la situation est nettement pire en Grande-Bretagne où, selon la documentation que j’ai pu consulter, il n’y a aucune thèse, aucun livre qui se préparent et j’ai l’impression, bien que je n’aie pu le vérifier, que la situation est la même aux Etats-Unis et en Australie. En effet, depuis la mort de Vailland, on n’a vu que deux thèses en partie ou entièrement consacrées à son œuvre aux Etats-Unis, dont une seule a été publiée, à laquelle je reviendrai plus tard.

Mais les thèses universitaires mises à part, la situation actuelle est moins décourageante qu’on ne pourrait le penser. En dehors des références assez superficielles qu’on trouve dans les histoires générales du roman français au XXème siècle, il existe déjà un certain nombre d’études plus sérieuses qui indiquent que Vailland n’a pas été entièrement négligé dans le monde anglo-saxon, et c’est dans ce contexte que je me permets de commencer par parler de moi-même et de ce que j’ai écrit sur Vailland. Je l’ai découvert - ou plutôt j’ai découvert Un Jeune Homme seul - à l’époque où je préparais une thèse de doctorat sur Mauriac, pour qui Vailland - dont il parle très peu - fut, on peut l’imaginer, l’incarnation du diable.

J’ai lu ensuite Les Mauvais Coups, et je me suis mis à étudier, avec mes étudiants, le premier de ces deux romans. Je me suis vite rendu compte qu’il fallait examiner plus sérieusement cet auteur qui avait quelque chose à dire aux jeunes (cela du moins était évident) et qui écrivait bien. Mon intuition s’est avérée correcte lorsqu’en 1969 ont paru en France les deux premiers livres sur Vailland (de Bott et de Brochier) 6. Pour ma part, j’ai continué à lire tout ce que j’ai pu trouver de Vailland et sur Vailland et me suis embarqué au début des années 70 sur une étude générale qui fut publiée en 1975. Face à la nouvelle critique, ce livre manque peut-être de poids. Il suit un plan biographique et essaie de montrer comment Vailland a évolué à différents moments de sa vie selon les circonstances et selon certaines influences formatives de ses premières années. Je signale en passant que je ne suis pas allé aussi loin dans ce sens psychobiographique que Jean Recanati 7. Le titre Roger Vailland, the Man and his masks 8 indique sans équivoque ce que j’ai essayé de faire et je me rappelle très bien que, dès que le livre fut terminé, j’ai pensé que j’aurais dû le diviser en actes plutôt qu’en chapitres, tellement s’est fait valoir la personnalité fondamentalement théâtrale de Vailland. Avec la sortie de mon livre, j’ai publié un article sur 325 000 Francs 9 et plus récemment, en 1985, une édition scolaire et universitaire du Jeune Homme seul, en collaboration avec un ancien collègue 10. Dans celle-ci, nous nous sommes consacrés en particulier au problème de l’écriture autobiographique et à certaines questions concernant la structure et le style du roman et nous avons essayé de corriger une interprétation trop répandue selon laquelle Un Jeune Homme seul est trop idéologique et trop schématique. Deux ans plus tôt, j’avais consacré le tiers d’un chapitre au réalisme socialiste en France dans les années 50 et 60, à une analyse de Beau Masque et de 325 000 Francs. De plus, j’ai hasardé l’hypothèse que Vailland a fourni une participation originale à ce débat sur la gauche en France avec son essai sur le théâtre, l’Expérience du drame 11. Plus récemment encore, j’ai contribué par l’article sur Vailland au Dictionary of Literary Biography 12.

Mais retournons à 1975. Cette année-là a vu aussi la publication d’une édition scolaire de 325 000 Francs établie par David Nott 13. Après un résumé chronologique de sa vie et de ses œuvres, il introduit son lecteur aux idées clés de Vailland avant de passer à une analyse du roman. Son introduction se termine par un dossier de citations empruntées aux essais, aux Écrits intimes et aux articles de Vailland qui sont directement en relation avec le roman et éclairent sa composition. Dans une sorte de postface, Nott indique un certain nombre de passages qui se prêteraient à l’exercice du commentaire composé et une douzaine de sujets de dissertations. Bien reçu, ce petit livre a vite été épuisé mais heureusement a été réédité en 1989 avec une introduction plus concentrée et qui a pu bénéficier de tout ce qui avait été publié sur Vailland depuis une quinzaine d’années 14.

En 1986 a été publiée la deuxième étude générale sur Vailland en anglais. Écrite par un universitaire américain, Jo Ann McNatt, et basée sur sa thèse, elle s’intitule The Novels of Roger Vailland : The Amateur and the Professional 15. L’analyse de McNatt trouve ses origines dans l’opposition, fondamentale chez Vailland, entre être agi et faire agir. Elle analyse les neuf romans dans un ordre chronologique pour montrer comment, individuellement ou par groupes, ils illustrent des étapes ou des saisons essentielles dans l’évolution de Vailland. C’est par la création elle-même d’un roman que Vailland se réalise pleinement. Le roman fait partie du monde réel, il est, comme Vailland le dit lui-même dans La Truite, un "organisme vivant" mais toujours sous le contrôle de l’écrivain. Cette étude illustre d’une façon concrète la thèse selon laquelle, pour Vailland, il ne peut y avoir de liberté, de plaisir sans action, sans participation à la vie du monde. A la fin de chaque saison (ou de chaque roman), l’auteur - mais y est esquivé le problème d’identification entre narrateur et auteur - en sort changé, prêt à se lancer dans la saison suivante et se trouve donc en évolution permanente.

Trois ans plus tard, nous avons vu la publication de l’excellente étude de Margaret Atack 16 sur les romans français de la Résistance, y compris Drôle de jeu. Selon elle, l’intrigue du premier roman de Vailland illustre la nécessité d’une union politique face à l’Occupation et le roman lui-même reflète le début de l’engagement politique de Vailland, car il montre que la Résistance est une étape préliminaire mais essentielle de la Révolution permanente. De plus la structure du roman - qui, dit-elle, doit quelque chose au roman policier - souligne cette nécessité d’action et est typique de toute une série de romans et de nouvelles aussi divers que Le Silence de la mer, Le Sang des autres ou La Haute Fourche.

Il est évident que tout ceci est loin de concurrencer la réception qu’ont eue dans le monde anglo-saxon un Mauriac ou un Sartre : de plus, il est difficile d’imaginer que la situation va s’améliorer. Cependant, dans l’immédiat, nous pouvons attendre deux publications nouvelles. Peter Tame, qui a déjà publié sa thèse sur Robert Brasillach 17, va examiner chez celui-ci et chez Vailland certaines attitudes ou certaines prises de positions à l’égard de l’autorité, de la collectivité, de l’action politique ou de la femme. L’article montrera finalement que, dans chacun des deux cas, il y a quelque chose qui dépasse l’adhésion ou une foi politique et qui fait plutôt partie d’une personnalité, d’un tempérament dont les influences formatives se situent dans les années d’enfance et d’adolescence 18. En même temps, David Nott prépare un petit livre sur 325 000 Francs et sur Beau Masque où il les soumet à une analyse stylistique tout en situant dans leur contexte politique et social des années cinquante 19.

Si donc la réception populaire et professionnelle des œuvres de Vailland dans le monde anglo-saxon n’égale pas celle accordée à quelques-uns de ses contemporains, elle reste assez significative. De plus Vailland est un auteur qui attire toujours les jeunes et certains de ses romans sont régulièrement étudiés dans les universités et dans les instituts d’enseignement supérieur. Drôle de jeu et Un jeune homme seul figurent souvent dans les programmes d’études basés sur la période de l’Occupation et de la Résistance en France ; 325 000 Francs dans ceux qui traitent du problème de la littérature et de la politique.

Je ne saurais cependant terminer ces quelques remarques sans attirer l’attention sur le fait que, comme il arrive souvent, la réception critique de Vailland dans les pays anglo-saxons reste plus ou moins ignorée des Français. Je n’ai qu’à signaler le numéro d’Europe dans lequel il n’y a non seulement aucune contribution, mais pas un seul renvoi aux livres, aux articles et aux éditions écrits ou établis par des Anglo-saxons. On ne peut qu’espérer, bien sûr, que change cette situation. Mais il se peut que, inspirés par Vailland lui-même, les collègues français aient raison. N’oublions pas que Vailland s’est toujours méfié un peu de l’Angleterre où, lors d’une visite en 1946, et non pour la dernière fois, la société londonienne l’a fait penser à la petite bourgeoisie de son enfance et de son adolescence 20.

John E. Flower

1. Traductions Gerard Hopkins
- Playing with Fire, London, Chatto and Windus, 1948 ; London, Ace Books, 1960.
- Playing for Keeps, Boston, Houghton Mifflin Co., 1948. Peter Wiles
- The Turn of the Wheel, London, Cape, 1962 ; London, New English Library, Four Square Books N° 1047, 1964.
- A Walk in the Country, New York, Knopf, 1962.
- The Sovereigns, London, Cape, 1960 ; London, Penguin Books N° 2085, 1964.
- The Law, London, Cape, 1958 ; Penguin Books N° 1501, 1960.
- A Young Trout, London, Collins, 1965 ; Fontana Books N° FB1391, 1966. et les spécialistes - pour la plupart des chercheurs universitaires - avec leurs thèses, leurs livres, leurs éditions et leurs articles.

2. Notices nécrologiques New York Times, 13 May 1965 - The Times, 13 May 1965 - D. Gillie - Guardian, 13 May 1965

3. Comptes rendus (par ordre chronologique)
- C. Jackson, "The Dark Passages", The Adelphi 23 N° 1, October-December 1946 (Drôle de Jeu).
- O. Williams, "Aspects of the French Resistance", The National Review 127, N° 766, December 1946 (Drôle de Jeu).
- R. McLaughlin, "Paris in the Spring of 1944", The Saturday Review of Literature, 25 September 1948 (Drôle de Jeu).
- D. Paul, "Novelists International", Tribune, 3 September 1948 (Drôle de Jeu).
- J. Flanner, Observer, 15 January 1950 (Héloïse et Abélard).
- F.S., "New Writing in France", The Modern Quarterly 8 N° 2, Spring 1953 (Bon Pied Bon Oeil).
- R. Barisse, "Abroad : Paris", Books and Bookman, March 1956 (325 000 Francs).
- V.S. Pritchett, "The Channel and the idea", The New Statesman 7, September 1957 (La Loi).
- J.V.E., The European X, N° 6, February 1958 (La Loi).
- H. Tracy, "New Novels", The Listener, 21 August 1958 (La Loi).
- D. Avry, "A Letter from Paris", The New York Times Review of Books, September 1958 (La Loi).
- C. Mauriac, "Literary Letter from France", The New York Times Review of Books, 4 January 1959 (La Loi).
- W. Cooper, "Recent Foreign Novels", The Listener, 15 December 1960 (La Fête).
- H. Peyre, "Moderation and Excess", The New York Times Review of Books, 22 January 1961 (La Fête).
- H. Koningsberger, "A Walk in the Country", The New York Times Review of Books, 18 February 1962 (Les Mauvais Coups).
- R. Taubman, The New Statesman, 15 June 1962 (Les Mauvais Coups).
- J. Coleman, "French Manners and English Morals", The Observer, 14 March 1965 (La Truite). The Times, 18 March 1965 (La Truite).
- W. Trevor, "Captives and Climbers", The Listener, 18 March 1965 (La Truite).
- N. Shrapnel, The Guardian, 19 March 1965 (La Truite).
- R. Taubman, "Style spotting", The New Statesman, 15 March 1965 (La Truite).
- K. Lamott, "Undersized", The New York Herald Tribune Book Week 2, N° 49, 15 August 1965 (La Truite).
- S. Maloff, "Roger Ruminates on l"Amour", The New York Times Review of Books, 19 September 1965 (La Truite).

4. J’ai essayé à plusieurs reprises d’établir les chiffres de vente des traductions, mais les éditions Cape et Collins ont toujours refusé de les fournir.

5. David L. Schalk, The Spectrum of Political Engagement, Princeton, NJ : Princeton UP, 1979, p.122.

6. F. Bott, Les Saisons de Roger Vailland, Paris, Grasset, 1969) ; J.-J. Brochier, Roger Vailland : Tentative de description critique, Paris, Losfeld, 1969.

7. J. Recanati, Esquisse pour la psychanalyse d’un libertin : Roger Vailland, Paris, Buchet-Chastel, 1971.

8. Op. cit., London, Hodder and Stoughton, 1975.

9. "Roger Vailland : 325 000 Francs", Modern Languages LIII, June 1972.

10. J.E. Flower et C.H.R. Niven, Roger Vailland : "Un Jeune Homme seul", London, Methuen, 1985.

11. Literature and the Left in France, London, Macmillan, 1983 ; Methuen, 1985, chapitres 6 et 8.

12. Dictionary of Literary Biography, 83, French Novelists since 1960, Detroit, Bruccoli Clark Layman, 1989, 306-313.

13. Op. cit., London, English Universities Press, 1975.

14. Op. cit., London, Routledge, 1989.

15. The Novels of Roger Vailland : The Amateur and the Professional New York, Peter Lang, 1986.

16. Literature and the French Resistance : Cultural politics and narrative forms, 1940-1950, Manchester, Manchester UP, 1989, pp.145-153.

17. La Mystique du Fascisme dans l’œuvre de Robert Brasillach, Paris, Nouvelles Editions Latines, 1986.

18. (Note postérieure : Effectivement publié en 1998 : Tame (Peter), The Ideological Hero in the Novels of Robert Brasillach, Roger Vailland and André Malraux, Peter Lang, 1998.)

19. (Note postérieure : Effectivement publié en 2005 : Nott, David : Vailland : ‘Un jeune homme seul’ and ‘325 000 francs’, London, Grant & Cutler Ltd, 2005)

20. Signalons que la Médiathèque Elisabeth et Roger Vailland a été créée à la Bibliothèque municipale de Bourg-en-Bresse où l’on peut consulter sur place des manuscrits, inédits, correspondance, cahiers de jeunesse, etc.

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