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Roger Vailland, Thomas Mann et la politique

Mis en ligne le 05/03/2019

Au début de l’année 1933 l’écrivain allemand Thomas Mann, qui venait d’être récompensé (en 1929) par le prix Nobel de littérature, était de passage à Paris, fuyant l’Allemagne nazie. Roger Vailland, qui travaillait alors à Paris-Soir, fut chargé par son journal de l’interviewer.

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Thomas Mann en 1932 à Munich

On trouvera ci-dessous en pdf le texte intégral de cet entretien, paru le 19 février 1933 dans Paris-Soir, ici agrémenté d’une présentation par Jef Tombeur. Thomas Mann s’y déclare en faveur d’une intervention active des écrivains dans la politique : « L’écrivain ne doit donc plus se contenter de méditer : il doit prendre position, il doit descendre dans l’arène. »

Vailland tenait les livres de Thomas Mann en haute estime. Dans la conférence qu’il prononce en 1952, « Le héros de roman », il mentionne l’un de ses plus célèbres romans : « Un héros se forge, un héros s’éprouve, un héros se trempe. Tout une partie de la littérature romanesque peut-être envisagée sous cet angle. La Chartreuse de Parme, Le Rouge et le Noir, Le Père Goriot, La Montagne Magique de Thomas Mann, Et l’acier fut trempé (Howard Fast) c’est, dans des circonstances historiques différentes le récit dramatique des épreuves que subit ou s’impose le personnage principal : le héros, afin de s’éprouver ou d’être éprouvé, de se vérifier ou d’être vérifié, en tant que héros. »

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Interview Thomas Mann
© 2006–2007 Les Amis de Roger Vailland – Élizabeth Legros et Alain (Georges) Leduc, co-responsables de la rédaction.
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