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Un jeune homme seul

Mis en ligne le 27/02/2007

Extrait d’un article paru dans Télérama n°2828 du 24 mars 2004, à l’occasion de la réédition de Un jeune homme seul dans la collection des Cahiers rouges chez Grasset :

"Mais quel garçon oserait aborder avec des culottes courtes une jeune fille dont les lèvres sont peintes ?" Avec cette écriture à la redresse, ce sens du portrait vénéneux en trois coups de crayon, Roger Vailland raconte dans Un jeune homme seul les étouffements d’un élève de seconde. Pas un saute-ruisseau aux poches trouées, mais un bourgeois provincial élevé dans le satin par un père ingénieur un peu raté et une mère bigote vaguement exaltée. L’auteur ne s’arrête pas aux petites misères adolescentes et aux balbutiements du sexe. Ce qui l’intéresse, c’est la réflexion romanesque sur l’engagement, le libre arbitre qui fait éclater les barrières sociales. Lire ce roman, c’est traverser l’histoire - de la résistance au franquisme - mais c’est d’abord toucher au plus près le style de Vailland, sec et brillant. Une épopée tonique et autobiographique qui porte ses 53 ans comme un charme.

Christine Ferniot

© 2006–2007 Les Amis de Roger Vailland – Élizabeth Legros et Alain (Georges) Leduc, co-responsables de la rédaction.
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