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Un pluriel bien singulier

Mis en ligne le 06/11/2006

Intervention prononcée le 7 juillet 2000 au colloque international de l’Université de Aveiro (Portugal) et publiée dans le numéro 14 des Cahiers Roger-Vailland (décembre 2000).

Mon exposé n’a pas l’ambition de monter tout un appareil de références et de notes pour étayer une thèse, mais seulement de proposer une hypothèse indiquant à des spécialistes plus compétents et mieux outillés que moi des directions où trouver, derrière les personnages pluriels de Roger Vailland, l’unicité singulière de sa personne.

Roger Vailland a toujours affiché, non sans complaisance parfois, la faculté qu’il avait de revêtir des personnalités diverses, voire contradictoires, selon les saisons, comme Picasso avait ses périodes. Mais cela autoriserait-il pour autant qu’on se demandât, parmi tous ces Roger Vailland qui se sont succédés, quel est le bon et, même, s’il en existe véritablement un qui soit le bon ? Connaissant sa rencontre juvénile avec Rimbaud, comment ne pas imaginer qu’il n’ait cherché à incarner en personne le « Je est un autre », jouant à multiplier les personnages jusqu’à diluer sa personnalité, convertissant l’expression rimbaldienne en : Roger Vailland est tous les autres ? Pourtant, de même que Picasso, dont les périodes ne se succèdent d’ailleurs pas de manière linéaire mais connaissent des anticipations et des résurgences, demeure toujours identifiable en dépit de ses métamorphoses, grâce à l’acuité de sa vision et la précision de son trait et reste toujours le même peintre unique quels que soient les regards contrastés qu’il jette sur la peinture, ne peut-on pas dire de Roger Vailland que, en dépit de la multiplicité des personnages qu’il lui plut de jouer tout au long de sa vie, ceux-ci comportent assez de caractéristiques communes, notamment dans la manière qu’il a de les aborder, de les développer et puis de les abandonner, pour qu’on puisse dégager de tous ces Vailland pluriel le Vailland singulier qui les détermine tous.

Lors des dernières Rencontres Roger Vailland de Bourg-en-Bresse, un certain nombre de participants regrettait qu’au cinéma, plutôt que de tenter d’adapter à l’écran ses romans qu’on prétendait d’ailleurs « inadaptables », il n’ait pas été entrepris un ou plusieurs films sur la vie de Roger Vailland, tellement les personnages successifs qu’il avait joués semblaient pouvoir donner naissance à de passionnants scénarios. Je ne suis pas tout à fait sûr qu’il soit légitime de considérer la vie de Roger Vailland, pour remplie qu’elle soit, comme son œuvre la plus aboutie, celle à laquelle il aurait, en tout cas, apporté le plus de soin, tenant par là pour secondaire son œuvre romanesque, mais il est significatif que dans l’esprit de quelques-uns parmi les meilleurs connaisseurs et les plus fervents admirateurs de Vailland, il s’en trouve pour privilégier la richesse du personnage plutôt que le talent de l’auteur. Faudrait-il donc considérer Vailland seulement comme l’acteur de sa propre vie parce qu’il lui plaisait, prenant la pose, montrant son plus beau profil de médaille, soignant ses répliques et ses intonations d’interpréter, chacun à son tour, le personnage central de ces comédies ou de ces drames qu’il jouait à vivre aussi bien qu’un acteur, consistant à se faire passer pour un autre même si c’est « pour rire » et que, la pièce finie, les morts se relèvent pour venir saluer à l’avant-scène, n’est-ce pas une forme d’imposture et Roger Vailland acteur n’est-il pas un imposteur ?

Mais entendons-nous bien. Depuis Diderot qui connaissait si bien les comédiens pour s’être frotté à eux, qui savait si tendrement aimer les comédiennes d’une élégante passion et qui démêla, dans Le Paradoxe des comédiens, les rapports compliqués que les uns et les autres entretiennent avec la vérité et le mensonge, nous savons que l’exercice de leur art oblige les acteurs à trouver le juste, toujours un peu trop juste, le fragile, toujours un peu trop fragile, équilibre entre l’artifice et la sincérité. Nous n’avons aucune raison, même s’il se met un peu trop soigneusement, un peu trop ostensiblement en scène, de suspecter Vailland de manquer de sincérité dans son jeu. En plus, une formation d’acteur ne peut pas nuire au romancier qui doit, comme l’acteur, pénétrer à l’intérieur de ses personnages, les nourrir de ses expériences et émotions personnelles, tout en sachant conserver ses distances pour mieux garder la maîtrise de leur expression. C’est, avant la distanciation brechtienne, la leçon de Diderot que l’illusion de la vérité est, en art, plus vraie que la vérité même. Comme Zola pour ses romans, Raimu n’abordait jamais ses rôles sans une enquête préalable sur les personnages qu’il devait interpréter, leur milieu, leurs vêtements, leurs gestes, leurs habitudes, leurs manières, leurs manies, etc. D’autres comédiens ou romanciers, moins consciencieux ou moins systématiques, se contentent de lancer leurs filets et puis de ramasser ce qu’ils y trouvent en les remontant, une algue de couleur, un coquillage, une étoile de mer, un morceau d’épave, à la grâce du hasard. Mais c’est la même démarche : s’emparer de tout ce qu’on peut piquer aux autres pour s’en servir dans sa création parce qu’on ne peut créer qu’à partir du réel. Ce n’est pas par hasard que lorsque, avec ses amis du lycée de Reims, voulant publier une revue, Vailland impose le titre de Le Grand Jeu contre La Voie que proposait Gilbert-Lecomte, ni par hasard que, vingt ans plus tard, il titre son premier roman Drôle de jeu, ou c’est alors que le hasard a rudement bien fait les choses en plaçant à deux reprises sa carrière littéraire sous le signe du jeu, c’est-à-dire du théâtre.

La première saison de Roger Vailland, ce fut les quatre années de guerre pendant lesquelles le petit garçon, de neuf à douze ans, est le souverain absolu de cet étrange harem composé de sa grand-mère, de sa mère et de sa petite sœur, le chef de famille en l’absence du père parti à la guerre. Et puis le père revient, retrouve sa place de chef de famille et le petit roi déchu redevient l’écolier sage d’une sage famille bourgeoise. Calmons-nous : il n’y a pas d’Œdipe là-dessous, pas de sanglante tragédie shakespearienne qui aurait conditionné dramatiquement son rapport au père, rien qu’un retour paisible à l’ordre naturel des choses. Un peu plus tard, quand Roger annoncera à son père qu’il veut devenir écrivain, celui-ci ne s’y opposera pas mais, en bon père de famille, il lui recommandera seulement de préparer une carrière d’enseignant qui lui laissera du temps pour écrire. Et Roger suivra le conseil de son père, préparant Normale Sup en vue d’une carrière universitaire qui, d’ailleurs, se dérobera à lui à cause d’une mauvaise scarlatine qui l’empêchera de se présenter au concours. Quand il s’amourachera de la sulfureuse Mimouchka et voudra l’épouser, le père lui représentera qu’il vaudrait mieux qu’il gagnât sa vie d’abord. Certes il y a un début d’affrontement et le père lui coupe les vivres. Mais ça n’est qu’apparence. Roger est hébergé chez sa grand-mère à qui sa mère envoie de l’argent pour son entretien et il n’y a aucune raison de penser que c’est en cachette de son mari. Ce n’est que le conflit normal entre un fils qui cherche son autonomie et un père qui veut lui épargner trop de déboires. Et pourtant, à l’intérieur de lui-même, le bon fils et bon élève va-t-il entretenir la nostalgie de ce temps où il avait été le premier et cacher sa souffrance d’avoir été exclu du rôle principal.

Mais, par-delà toute une psychanalyse de bazar, la fin morose de cette première saison révèle peut-être autre chose dans les causes d’un comportement permanent de Roger Vailland. Ces quatre années de guerre, ces quatre années d’un miraculeux pouvoir familial apparent, Roger Vaillant, protégé par l’enfance, les a vécues comme « quatre années de grandes vacances », ainsi que le disait Raymond Radiguet, alors que tous ces hommes qu’il va rencontrer, admirer et dont il subira la pesante influence les ont vécues comme des années de feu et de sang, de gadoue et de merde. Roger est arrivé trop tard. Il a raté la guerre. Et il en ratera bien d’autres. Comme si sa destinée était d’arriver toujours trop tard.

Au lycée de Reims, quand il a quatorze ans, il se lie d’amitié avec deux copains de sa classe, Daumal et Gilbert-Lecomte, avec qui, au cours d’interminables promenades à bicyclette dans la forêt, il parle sans cesse, comme on sait le faire à l’âge du rêve et de l’avenir, il échange avec eux lectures, projets d’écritures et exigences. Croyant tout inventer, ils imitent. Comme le groupe de copains de l’Académie Julian en 1888 s’étaient donné le nom de Nabis, tiré de l’hébreu Nabiim qui veut dire « prophète, illuminé, celui qui reçoit les paroles de l’au-delà », nos potaches de Reims, en quête d’un langage ésotérique, se disent phrères simplistes et commencent à loucher fortement vers « les brahmanes védiques, les rabbis cabalistes, les prophètes, les mystiques, les grands hérétiques de tous les temps et les poètes, les vrais », comme l’écrira un peu plus tard Daumal dans son projet de présentation du Grand Jeu. C’est au cours de leurs balades en forêt et de leurs intarissables bavardages que les trois amis commencent à construire leur complicité, découvrent Lautréamont et Rimbaud et croient pratiquer, d’une manière quelque peu simpliste, « le dérèglement de tous les sens » au moyen de l’alcool, de l’opium et des filles. Malheureusement c’est trop tard, les surréalistes sont passés avant eux, avant eux ont découvert Lautréamont et Rimbaud et, avant eux, ont commencé l’exploration aventureuse et ludique de l’inconscient.

Il reste alors à Vailland et à ses amis de se rallier aux surréalistes qui, dans un premier temps, accueillent gentiment ces petits jeunes gens doués et puis, rapidement, s’agacent de leur comportement présomptueux et trop individualiste. Vailland avait cru pouvoir jouer un vrai rôle dans le groupe de Breton, mais il était trop tard, le casting était arrêté depuis longtemps, il ne restait plus que de la figuration. Il ne prend même pas l’initiative de s’en aller mais il est ignominieusement chassé au cours de la tumultueuse réunion du Bar du Château le 11 mars 1929, convoquée par Breton sur un ordre du jour fallacieux (« examen critique du sort fait récemment à Léon Trotski ») et à laquelle se rendent trois personnes sur les soixante-deux convoquées. Tout de suite est instruit le procès du Grand Jeu, Gilbert-Lecomte d’abord et puis Vailland violemment pris à partie parce que, pour vivre, il écrit dans la presse bourgeoise, alors pourtant qu’Aragon et Breton, dans le même temps, ne répugnaient pas à fréquenter des bourgeois (et des bourgeoises) pour en tirer des subsides pas plus surréalistes ni plus révolutionnaires que ceux que gagnait laborieusement Vailland. Ribemont-Dessaignes, récent collaborateur du Grand Jeu, un des fondateurs de Dada, ayant toujours gardé ses distances avec Breton et auquel l’âge confère une stature historique (il a alors quarante-cinq ans, douze de plus que Breton), écœuré par la tournure des débats, quitte ostensiblement la salle et adresse le lendemain à Breton une lettre sévère : « …ainsi, écrit-il, voilà à quoi aboutit toute votre volonté commune : jugement, jugement, jugement et de quelle sorte ! En somme, avez-vous jamais fait autre chose ? Toute tentative collective n’a-t-elle jamais été autre chose que de perpétuels problèmes personnels et généralement d’une mesquinerie de collégien ? […] Je m’élève de toutes mes forces contre les mœurs que vous voulez maintenir, contre la mauvaise foi qui a régné durant la réunion de la rue du Château et contre le guet-apens mal organisé (ou très bien, si l’on envisage cela d’un point de vue “commissariat de police”) qui se cachait sous le prétexte de Trotski… »

Roger Vailland sortira brisé de ce procès stalinien dont Aragon s’était instauré l’implacable procureur.

D’ailleurs, c’est une mauvaise période pour lui. Il avait déjà été peiné de la fraternelle rudesse avec laquelle Gilbert-Lecomte critiquait ses premiers poèmes, aussi sa collaboration au premier numéro du Grand Jeu avait-elle été modeste, juste deux articles : « La bestialité de Montherlant » (3 pages) et « Colonisation » (2 pages) et un seul article pour le deuxième et tout récent numéro : « Arthur Rimbaud ou guerre à l’homme ». Il avait même pris prétexte d’une querelle où il se refusait de prendre parti, opposant Daumal à Gilbert-Lecomte sur l’opportunité d’un engagement politique, pour se mettre en congé de revue et ne plus y collaborer du tout. En réalité il n’approuvait pas la dérive mystique de ses deux amis. Il va donc consacrer tout son temps à ses activités alimentaires à Paris-Midi et à l’éphémère Le Soir, puis à Paris-Soir où il est mis un peu à toutes les sauces : chronique mondaine, chiens écrasés, comptes rendus judiciaires, variétés parisiennes qu’il signe de son nom ou de quelque pseudonyme, obscur travail de soutier de la littérature où il faut l’œil bien aiguisé par la lecture de ses romans futurs pour distinguer, ici ou là, l’ombre d’un vrai talent. Même si, à partir de 1933, il bénéficie d’une promotion de « grand reporter » à Paris-Soir, il sait que le journalisme ne lui permettra jamais de devenir un de ces grands intellectuels qui jouent un rôle devant l’opinion publique et il semble n’avoir plus d’autre ambition que la perfection dans la médiocrité. Pour garder un peu de goût à sa vie, il profite de ses loisirs pour peaufiner son personnage de libertin talons rouges et cynique et, comme pour s’accrocher à ce qui reste en lui de rimbaldien, il s’adonne plus que jamais à l’opium et à l’alcool. Est-ce à leur fumée délétère, ou parce qu’il est aveuglé par ses espérances déçues, qu’il doit de ne pas voir les grands événements qui se nouent autour de lui ? En mars 1934, alors que le pavé parisien résonne encore de l’émeute fasciste, il consacre six chroniques de Paris-Soir aux malheurs des premiers gagnants du gros lot de la Loterie Nationale ! C’est ainsi qu’il va rater l’arrivée d’Hitler au pouvoir, la montée du mouvement anti-fasciste, le Front Populaire, la guerre d’Espagne, Munich, etc. Roger Vailland n’a rien vu. C’est trop tard. Il dort.

Il faudra une Deuxième Guerre Mondiale pour le réveiller et encore, pas tout de suite. Pendant quelque temps, il va continuer à jouer au reporter dans Paris-Soir, l’édition de Lyon. Bien sûr il ne sera pas dans les premiers à entrer en résistance mais d’autres, plus illustres que lui, comme André Malraux, par exemple, tarderont encore davantage. Et la Résistance va le métamorphoser. Pour la première fois le petit-bourgeois va rencontrer le peuple, non dans la généreuse intention de se « pencher » sur lui, mais dans la promiscuité du combat commun, dans l’ardente fraternité des périls et des espoirs partagés. Il a la révélation que, pour apporter aux autres et recevoir d’eux, il faut d’abord rester soi-même et qu’il n’est pas indispensable d’être le premier être important mais que ce qui compte c’est de faire là où l’on est ce que l’on a à faire. C’est une belle Résistance qu’il fait, modeste, efficace et sûre. Il y noue de solides amitiés, basées sur l’estime réciproque, où les rivalités d’ambition n’ont pas de place. Tout naturellement, la guerre finie, sur la saison Résistance s’enchaînera la saison Communiste, car c’est au Parti que sont ses camarades de combat. Et il y aura du mérite car, en face de lui, contre lui, pendant près de dix ans, il retrouvera le procureur du Bar du Château qui fera tout pour que le Parti le refuse. Devenu communiste en dépit (ou au dépit) d’Aragon à qui le lie depuis la rue du Château, une haine indéfectible qui ne se résoudra qu’avec leur mort, il sera un bon militant comme il avait été un bon résistant, tout autant capable d’action d’éclat que du travail quotidien, ennuyeux et facile, sans que pour autant il abandonne son personnage de dandy libertin, car il lui était impossible de lutter pour la liberté de tous sans préserver la sienne. Ces deux saisons furent, indiscutablement, les plus heureuses de Roger Vailland. La première lui permit de découvrir le bonheur de la solidarité, la seconde de l’exprimer dans l’épanouissement de son œuvre, et il trouvera, grâce à son esprit militant, la compensation de ce que, là aussi, il arrivait trop tard : le rôle de grand intellectuel du Parti était déjà distribué à son camarade ennemi Aragon ; une fois encore il ne lui restait plus que les deuxièmes couteaux. Malgré ce désappointement, ce n’est pas simple coïncidence si son œuvre littéraire naît et se développe au cours de sa saison communiste, de Drôle de jeu à 325.000 francs, en même temps que s’épanouit son métier de journaliste dans Libération, l’Humanité, Action, La Tribune des Nations, etc.

Dans cette période heureuse, les contradictions de Roger Vailland ne le déchirent pas mais, au contraire, le structurent. À contrario, constatons que, lorsqu’il estime devoir quitter le Parti, sur la pointe des pieds et sans jamais chercher à lui nuire, le dandy n’étant plus canalisé par l’ombrageuse protection communiste, cette discipline obligée qui le préservait de ses démons, il se laisse envahir par la mondanité, le plaisir de l’argent, le plaisir du snobisme, le plaisir tout court, ce prix Goncourt avec lequel on croit l’acheter, le cinéma commercial qui lui paye un rêve en forme de Jaguar, les facilités des succès à la mode ; ses livres sont moins bons, ses films sont mauvais, il va jusqu’à faire de ses chères Liaisons Dangereuses rien qu’un petit gadget mondain sortant de chez un petit faiseur. Il sait que cette saison-là s’achèvera mal. Elle est interrompue – je n’oserai pas dire : heureusement ! – par la saison de la maladie et de la mort. La vie lui a appris l’élégance, c’est avec élégance qu’il abordera sa dernière saison. D’abord, pour la galerie, en grand acteur, il se rasera le crâne afin qu’on voie sa tête nue. Ensuite, pour qu’on ne s’apitoie pas sur son sort, il fera obstinément semblant, en contradiction avec sa lucidité au regard froid, de ne pas identifier ce crabe qui lui ronge l’intérieur. Comment ne pas penser qu’à l’heure de sa mort, réfléchissant sur lui-même, il ait pu se dire que, finalement, il n’avait pas fait un si mauvais usage de sa vie.

Bernard-G. Landry

© 2006–2007 Les Amis de Roger Vailland – Élizabeth Legros et Alain (Georges) Leduc, co-responsables de la rédaction.
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